Bojack Horseman, un animé plein d’humanité

Cet article a fait d’objet d’une publication antérieure sur le site de Small Things.

Bojack Horseman

Face aux séries Netflix, dont vous aurez remarqué la multiplication ces derniers mois, tout abonné pourra sans doute distinguer deux catégories : celles qui ne le convainquent pas, sans pour autant être médiocres, et que l’on garde indéfiniment dans sa liste sans jamais trouver le courage de les achever et puis celles qui nous ravissent tant qu’on les déflore avec avidité pour ensuite regretter de ne pas avoir laissé trainer le plaisir plus longtemps.

Pour moi, et je sais que je suis loin d’être la seule dans le cas, Bojack Horseman fait définitivement partie de cette seconde catégorie. Attendue depuis l’été dernier, cette saison deux m’est filée entre les doigts et, avant même que j’ai eu le temps de m’en rendre compte, voilà les compteurs remis à zéro, une année entière à patienter alors que ma soif n’a été qu’intensifiée par ces 12 petits épisodes. Ô Netflix, royaume cruel du Binge-Watching, je te maudis !

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Ce sort jeté, tentons de résumer ce qui fait de cette petite série animée un rendez-vous incontournable de la saison.

Tout d’abord, son univers surréaliste et très référencé, s’il peut rendre ses deux ou trois premiers épisodes difficiles, se révèle être, une fois pleinement installé, une source inépuisable de niveaux de lecture, d’humour et de compréhension qui font de chaque épisode une expérience riche et foisonnante. Aussi, si le premier visionnage est passé trop vite, Bojack Horseman fait clairement partie de ces séries que l’on appréciera revoir plusieurs fois sans devenir ennuyeux ou répétitif.

Ensuite, plus qu’un autre dessin animé irrévérencieux, il s’agit d’une véritable dramédie animée distillant un propos à la fois léger et profond, comme les meilleures fictions de ce genre savent le faire. Le quotidien désabusé de ses personnages loufoques et résolument humains nous invite à plonger avec eux dans une